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MessagePosté le: Dim 13 Juin - 10:39 (2010) 
   Sujet du message: Le plateau de Gergovie
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MessagePosté le: Dim 13 Juin - 10:39 (2010) 
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MessagePosté le: Dim 13 Juin - 10:40 (2010) 
   Sujet du message: Le plateau de Gergovie
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MessagePosté le: Dim 13 Juin - 10:41 (2010) 
   Sujet du message: Le plateau de Gergovie
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MessagePosté le: Dim 13 Juin - 10:52 (2010) 
   Sujet du message: Le plateau de Gergovie
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Fouilles 2007   
 
- Conduite du projet : Association pour la Recherche sur l'Age du fer en Auvergne
- Responsable d'opération : Thomas Pertelwieser, assisté de Yan Deberge   
 
- Photos : Thomas Pertelwieser, Yann Deberge, ARAFA   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La porte Ouest   
 
Le but de cette fouille est de mieux caractériser l'environnement de la fortification   
 
.
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le bâtiment partiellement dégagé en 2006, a été perçu dans sa totalité cette année. Son côté sud-est est implanté juste en limite nord de la carrière.   
 
Le côté nord-est est matérialisé par une tranchée de palissade creusée dans le substrat basaltique, suivie par plusieurs trous de poteau.   
 
Sur le côté sud-est le bâtiment s'appuie directement sur le gros mur de pierre sèche qui pourrait être le reste de l'ancienne porte avec dispositf à "ailes rentrantes" connus ailleurs en gaule.   
 
Au nord de cet ensemble plusieurs autres structures peuvent témoigner de l'existance d'un aménagement bâti.
   
 
 
 
On note la présence d'une citerne rectangulaire d'une contenance de 4,5 m3  qui n'a été comblée qu'à l'époque augustenne en une seule fois. On a découvert au fond trois fibules.   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Quatre fosses ont été dégagées cette année :    
 
   
 
 
 
- la première a livré une table basaltique et des micro-déchets, des batitures qui caractérisent le forgeage à chaud du fer. On a découvert des blocs de tuyères à proximité.   
 
On peut en déduire que cette fosse a accueilli un forgeron.   
 
 
 
- la plus grande des fosses a une fonction indéterminée, ce peut être une fosse d'extraction ou un atelier semi-entérré.   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
- la troisième fosse peu profonde (0.3 m au maximum et  de 4m de diamètre) a un comblement constitué dun sédiment limono-argileux brun sombre. Cette couche est perforée par une pointe de trait de catapulte, fichée en terre selon un angle de 70° et orienté au sud.. Cet objet s'est enfoncé de tout son long dans ce sédiment meuble  et  s'est  arrêté  sur  le  niveau  empierré  sous-jacent. Sa  position,  au moment  de  la découverte, est strictement identique à celles des pointes de traits retrouvées sur le site de la fontaine Loulié,  au  Puy  d Issolu,  lieu  intensément  bombardé  par  l armée  de  César  en  51  av.  J.-C.  (Girault 2007). Prise d' information faite auprès de diverses troupes de reconstitution utilisant fréquemment ce type  d'armement,  l'angle  de  la  pointe  ainsi  que  la  profondeur 
   
 
d'enfouissement,  correspondent    
 
 très précisément à ceux que l'on  obtient en réalisant un tir parabolique, méthode qui permet d'atteindre la portée maximale qui est comprise, d'après les essais effectués, entre 400 et 500 m.     
 
Cet objet, qui  s'intègre parfaitement dans  la série de  ceux  retrouvés sur  les sites de  la Guerre des Gaule, signale une position bombardée par  l'artillerie romaine probablement au moment du siège de 52 av. J.-C. au pied de Gergovie. Si cette hypothèse se trouve confirmée (par la mise au jour d autres objets du même type), cet objet retrouvé en position primaire fournit un terminus ante quem pour les vestiges  sous-jacents  .  Dans  tous  les  cas,  sa  découverte conforte l'attribution à La Tène D2 des vestiges associés à la phase 2.      
 
 
 
   
 
Un radier de sol constitué par un niveau à plat de petits blocs de basalte est présent à l'est de l'ensemble bâti précédemment  décrit.  Cet  aménagement,  relativement  peu  épais  (5  cm),  occupe  une  emprise d'environ 80 m².  Il est  limité : au sud, par une  ligne de  trous de poteaux; à  l'ouest, par l'ensemble bâti associé à la tranchée de palissade. La limite est n'est  pas  établie  de  façon  certaine.  Le  sondage  pratiqué  dans  la  partie  sud  de  l'aménagement, montre  que  ce  sol, repose  soit  le  substrat  basaltique,  soit  les  remblais  installés  au  cours  de  la  phase  1.  Ce  sol  est recoupé par  des  fosses . Une  concentration de  torchis ou  terre  cuite écrasé  in situ mêlée à plusieurs éléments métalliques (fer) a été dégagé à  la surface de ce  radier. Elle  correspond  soit  aux  restes  d un  foyer  très mal  préservé,  soit  à  ceux  d une  paroi  de construction effondrée.  Le mobilier présent à la surface de ce sol est assez peu abondant et relativement usé, ce qui confirme l'identification à un espace de circulation. La présence d'une monnaie appartenant au  type EPAD au guerrier à  la  surface de cet aménagement et  l'absence de mobilier augustéen confirme  l'hypothèse d une utilisation autour dans le troisième quart du Ier s. av. J.-C.     
 
L'interprétation de cet aménagement amène plusieurs interrogations. S'il correspond à l'évidence à un espace de circulation,  la question de savoir s il s'agit d'un sol extérieur ou d'un sol de bâtiment. La première hypothèse s'accorde avec celle d'une porte à cet emplacement déduite de  la présence du mur massif 20157. S'oppose à cela la présence de plusieurs fosses (dont un atelier de forge) et d'une palissade qui se développe perpendiculairement à ce même mur 20157. Ces éléments  indiqueraient plutôt un espace couvert de type  atelier (présence de la forge).  Ces  deux  interprétations  ne  s'excluent  pas  totalement  puisqu'il  est  assez  fréquemment,  sur  les oppida, de voir des constructions privées (habitations, ateliers ) empiéter sur des espaces publics de type voie ou place (Condé-sur-Suippe, Corent...) ou encore sur des ouvrages défensifs (Bibracte). On peut  envisager  que  l'installation  de  cet atelier  de  forge  ait  été  effectuée  sur  un  espace  initialement destiné à la voierie. Cette proposition, très provisoire, reste à vérifier par les travaux à venir.  
   
 
 
 
Vient ensuite la fermeture vers l'accés à la citerne circulaire et le nivellement du sol. Peuvent également être rattachés à cette phase plusieurs aménagements qui attestent définitivement de  la  présence  d un  bâtiment  immédiatement  à  l'est  de  l'ensemble  construit mis  en  évidence  pour l état précédent. Cette construction s'appuie partiellement sur les aménagements plus anciens .  Cet  ensemble  détermine  une construction rectangulaire large de 7 m et longue de 12 m, ce qui correspond assez précisément à la taille de la construction dégagé pour le premier état.     
 
   
 
Ce  bâtiment  est  associé,  dans  sa  partie  interne,  à  une  couche  d'occupation  d'une  dizaine  de centimètres  d'épaisseur  qui  livre  un mobilier  relativement  abondant mais  fragmenté  (environ  1 500 fragments pour 18 kg) où figurent en bonne place les éléments en fer (335 fragments pour 2kg) ainsi que  les  scories  (384  fragments  pour  7,4  kg).  La  présence  de  ces  vestiges  mobiliers  permet d'envisager  que  la  fonction  de  cet  espace  reste  inchangée  (atelier  de  forge).  La  présence  d une monnaie à  la légende VERCA  immédiatement à  la base du mur  permet de  fixer un TPQ pour l installation de ce bâtiment. Ce type de monnaie est considéré comme datant du début de la période augustéenne.  La présence d un  radier de sol  (une voie ?) à  l'est du bâtiment est  fortement probable mais  reste à démontrer par  le démontage plus systématique de  l'aménagement  supérieur, à entreprendre en 2008. La datation  tardive proposée pour cet aménagement  (période augustéenne)  repose sur  la collecte des éléments mobiliers présents en surface (juste sous le niveau de décapage). Le nettoyage de cet aménagement a clairement montré  la présence de  recharges avec  l existence d au moins un état antérieur à celui le plus largement dégagé en 2007. Ce niveau plus ancien, se présente sous  la  forme d un  radier, nettement plus structuré que celui dégagé en partie supérieure, fait d éclats de basalte et d éléments mobiliers (amphores, scories, faunes) disposés à plat.    L'installation du bâtiment, entérine de  façon définitive  le glissement de  l'accès au plateau vers  l'est. Cette hypothèse s accorde avec le décalage net vers l'est observé entre le mur appartenant au premier dispositif d'entrée et la porte maçonnée gallo-romaine.      
 
 
 
La citerne rectangulaire est ensuite comblée en une seule fois et viens ensuite l'installation de la porte gallo-romaine maçonnée.   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Rempart sud-ouest   
 
La fouille de cette année a permi d'établir un premier phasage des structures du secteur.    
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
--> phase 1a : Installation d'une carrière au bord sud-ouest du plateau. Cette carrière a profondément entaillé le rocher basaltique (2.7 m de profondeur et 8.5 m de largeur )   
 
 
 
--> phase 1b : Abandon et remplissage assez rapide de la carrière   
 
 
 
 --> phase 2a : Construction du rempart de 2.5 m de largeur en pierres sèches, le bord extérieur repose sur le rocher tandis que le bord interieur semble installé en partie sur des remblais. La fouille 2007 a permi de dégéger complètement le rempart sur une  longueur de 18 m.   
 
 
 
   
 
--> phase 2b : Niveau d'utilisation du rempart matérialisé par une couche de terre humique (non encore fouillée).   
 
 
 
--> phase 3a et 3b : Réactivation de la carrière   
 
.
   
 
 
 
--> phase 3c : Inhumation humaine et dépots d'animaux ( un agneau complet, un jeune bovin et une pate de canidé) au fond de la carrière.   
 
 
 
--> phase 3d : Abandon et remplissage  très rapide de la carrière.   
 
 
 
--> phase 3e : Le deuxième état de la fortification correspond à une phase de renforcement du rempart qui passe par un  rehaussement  ou  reconstruction  . 
   
 
partielle  du  mur  en  pierres  sèches   
 
Cette  réfection  consiste principalement  en  l'installation  d'un  nouveau  parement  interne  réalisés  à  l'aide  de  blocs  de  grande dimension (jusqu à plus de 60 cm de long). Ces pierres présentent des arrêtes vives ce qui indique qu il s agit de blocs frais probablement directement issus de l'exploitation de la carrière située aux pieds du rempart. Si le parement interne est installé à l'aplomb du mur préexistant, le  parement  externe  est  placé  en  retrait  du  parement  de  l' état  précédent  et  repose,  pour  toute  sa longueur dégagée, sur le fourrage du premier état . Il n'est aujourd'hui préservé que sur 2 assises.  Il est possible qu'avant cette  réfection,  le mur d'origine ait été démonté partiellement et aplani pour pouvoir  recevoir  la nouvelle construction. Le parement  interne n'est préservé que dans  la partie est de la fouille, sur 6 m de longueur. Cette face interne déborde du parement le plus ancien, vers l'intérieur, et forme un surplomb de 30 cm maximum. Il est ponctuellement préservé jusqu à 4 assises. Cette réfection conduit à la constitution d'un mur nettement plus modeste qu'antérieurement puisque la distance de parement à parement n'est plus que de 2 m au lieu des 2,5 m de largeur observés pour le premier état. Pour  soutenir  certains  blocs  qui  paraissent  avoir  eu  tendance  à  basculer  vers  l'intérieur  du  site,  de grandes  dalles  rocheuses  ont  été  posées  en  position  inclinée  contre  la  face  interne  de  la  première construction.  Ce  blocage  a  été  repéré  jusqu'à  la  tranchée  pratiquée  dans  les  années  1930  qui  a complètement détruit cet aménagement.  En  fait,  ce  soubassement de dalles  fait partie d'une  construction en pierres massives beaucoup plus importante, qui s étend en arrière de ce deuxième état de la fortification. Là, une vaste rampe constituée d un blocage massif, dense et compact de blocs de basalte, vient s appuyer sur  toute  la hauteur du parement  interne de  l'état 1 du  rempart . Cette  rampe est  inclinée vers  le nord et s'étend, depuis  le parement  interne,  sur  6 m de profondeur. Aux emplacements où elle est  la mieux préservée,  on  voit  nettement  une  organisation  des  blocs  disposés  de  façon  à ménager  une  surface assez nette et homogène. La taille des pierres varie de 25 à 90 cm de diamètre. Ces pierres montrent fréquemment  les  indices d une extraction directe depuis  la  carrière,  comme par  exemple des  arrêtes vives ou des surfaces «    
 
 
 
fraîches » non oxydées.   
 
   
 
Elles correspondent, de par leur taille et leur  forme,   
 
r    
 
  aux  traces d exploitation visibles dans  la carrière. Le démontage de  la  rampe a permis d'observer sur un bon nombre de pierres des traces d'outils qu on retrouve également aux fond de la carrière. Il s agit d'impacts circulaires de 2 à 3 cm de diamètre, qui se trouvent le plus souvent à l emplacement des failles verticales ou horizontales du rocher basaltique. Ces traces évoquent un outils de type pic ou burin   
 
   
 
L'ensemble  des  structures  appartenant  à  la  phase  3  peut  témoigner  d une  réalisation  faite  dans l'urgence.  L'installation  d une  carrière  directement  contre  la  partie  interne  du  rempart  est  un  cas  de figure unique qui ne connaît pas de comparaison en Europe. Généralement, les terrasses ou les fossés qui sont mis à profit pour récupérer des matériaux nécessaires à la construction de la fortification sont situés à  l'extérieur des  remparts. De plus,  le deuxième état du  rempart présente un aspect beaucoup moins soigné que  le premier état de  la  fortification avec un parement  interne maintenu par des blocs placés obliquement et l'installation d une rampe massive. La construction du parement externe en retrait du parement d origine est également atypique et  témoigne d'un soucis d'économiser du  temps et des matériaux. Sur la très grande majorité des fortifications protohistoriques, les réfections les plus récentes englobent les états les plus anciens et réutilisent ainsi la masse initiale.  Tous  ces  indices  tendent  à  montrer  que  cette  réfection,  qui  comprend  l'installation  d'un  mur  aux dimensions plus réduites qui rehausse toutefois la fortification et la mise en place d une rampe massive immédiatement en arrière du rempart, a été réalisée dans l urgence. Elle a nécessité la réactivation de la carrière anciennement comblée et située  immédiatement en arrière du rempart. La  limite nord de  la rampe correspond assez précisément à la limite sud du recreusement visible dans le comblement de la carrière.  Si  on  imagine  un  travail  réalisé  par  une  équipe  assez  nombreuse,  l'extraction  puis  la    
 
construction  de  l ensemble  a  pu  être  réalisé  dans  un  laps  de  temps  relativement  court.    
 
 
 
 
 
--> phase 3f  :  Niveau d'utilisation du rempart.   
 
 
 
--> phase 4 : Abandon de la fortification.   
 
 
 
--> phase 5 :  Fouilles anciennes et modernes   
 
 
 
 
 
.
    
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
http://gergovie.arafa.fr/fouilles2007.html    
 
 
 


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:54 (2018) 
   Sujet du message: Le plateau de Gergovie
       

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